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   SeaFrance : un médiateur attendu pour débloquer le dialogue

info Coordination marée noire lundi 26 octobre 2009


Le CE extraordinaire sur le plan de sauvegarde de l’emploi chez SeaFrance a été à nouveau repoussé, cette fois au 30 octobre. Après la grève du 16 octobre, le dialogue semble bloqué, et la nomination d’un médiateur très attendue.

Les salariés de SeaFrance ont massivement suivi le mot d’ordre de grève de la CFDT, ainsi que celui de la CGT, sur 24 heures au fil des relèves, du 16 au matin du 17 octobre 2009. Les syndicalistes décrivent des salariés "déterminés", y compris les sédentaires.

À l’issue de l’assemblée générale tenue à bord du Rodin le 16 octobre, les grévistes très nombreux au port de Calais, entre 500 et 700 estime le syndicat CFDT, ont bloqué les mouvements jusqu’à la fin de l’après-midi, en dépit d’une présence policière très nombreuse.

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Journal de la Marine marchande

Transport maritime

SeaFrance : un médiateur attendu pour débloquer le dialogue

Par Alain Simoneau | Journal Marine marchande |26/10/2009|

Le CE extraordinaire sur le plan de sauvegarde de l’emploi chez SeaFrance a été à nouveau repoussé, cette fois au 30 octobre. Après la grève du 16 octobre, le dialogue semble bloqué, et la nomination d’un médiateur très attendue. Transport maritime - SeaFrance : un médiateur attendu pour débloquer le dialogue Les grèvistes de SeaFrance ont bloqué le port de Calais le 16 octobre, pour protester contre le plan qui prévoit la suppression de 543 emplois. © CCI de Calais

Les salariés de SeaFrance ont massivement suivi le mot d’ordre de grève de la CFDT, ainsi que celui de la CGT, sur 24 heures au fil des relèves, du 16 au matin du 17 octobre 2009. Les syndicalistes décrivent des salariés "déterminés", y compris les sédentaires.

À l’issue de l’assemblée générale tenue à bord du Rodin le 16 octobre, les grévistes très nombreux au port de Calais, entre 500 et 700 estime le syndicat CFDT, ont bloqué les mouvements jusqu’à la fin de l’après-midi, en dépit d’une présence policière très nombreuse.

Les mouvements de navires bloqués

Le "Burgundy" de P&O a tenté deux fois d’accoster sans succès, entravé sur terre et eau. Le P&O-Kent a rebroussé chemin vers Douvres. Le fréteur P&O-Endeavour a pris la route de Boulogne avec 70 pièces de fret à bord, où il a pu travailler sur la nouvelle passerelle du hubport. Un essai forcé qui n’est pas passé inaperçu.

Selon la préfecture du Pas-de-Calais, "en liaison avec la Chambre de commerce et d’industrie, des dispositions d’ordre public avaient été prises par les pouvoirs publics pour que les postes d’accostage soient préservés pour les autres navires que ceux de SeaFrance. C’est donc sur la décision des commandants concernés, qui relève de leur seule appréciation, que les accostages de deux navires de la compagnie P&O prévus au cours de l’après-midi de ce 16 octobre, n’ont pu être réalisés". Dès le samedi soir 17 octobre dans la nuit, les navires de P&O avaient repris leur activité. Les actions en référé de justice ont été comme à l’accoutumée engagées.

Le dialogue social bloqué ?

Le 19 octobre matin, le CE extraordinaire, qui devait donner un avis sur le plan de redressement et tenir lieu de réunion n° 3 de discussion du plan de sauvegarde de l’emploi a de nouveau été ajournée, cette fois au 30 octobre. Motif principal : par défaut de reprographie, les documents distribués aux représentants du personnel étaient incomplets.

La nomination d’un médiateur, demandée par la CFDT, est à l’étude par les pouvoirs publics. La direction de SeaFrance n’y est pas opposée, dans la mesure où "tout ce qui pourrait contribuer au retour à l’équilibre des comptes de SeaFrance doit être examiné", commente Vincent Launay, membre du directoire. En attendant, les positions, après s’être rapprochées, semblent figées.



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