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Paroles aux parties civiles dans le procès en appel qui se poursuit jusqu’au 18 novembre

   « Erika » : un guillemot à quoi ça sert ?

info Coordination marée noire
mercredi 4 novembre 2009
statut de l'article : public
citations de l'article provenant de : Presse-Océan


Au procès de l’Erika, l’environnement s’est installé hier à la barre de la cour d’appel de Paris.
Le fioul du pétrolier avait souillé 400 km de côtes à l’hiver 1999-2000. Au-delà de l’établissement des responsabilités, notamment celle de Total, et de l’évaluation des réparations économiques, ce procès commencé le 5 octobre vaut par l’apparition d’une notion nouvelle : celle de préjudice écologique. Plusieurs communes, les régions Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes et la Ligue de protection des oiseaux (LPO) poussent les feux sur ce terrain. « On pourrait croire notre combat dérisoire », lance Allain Bougrain-Dubourg, le président de la LPO. « Après tout, une bernache, un guillemot, un eider à quoi ça sert ? ». Il répond par une autre question : « Et la Joconde à quoi elle sert ? Le patrimoine culturel est un sujet de fierté, pourquoi n’en serait-il pas de même du patrimoine naturel ? Le premier est évalué financièrement, il faut que le second le soit aussi ». La LPO réclame au titre de la réparation écologique 10 M€.

« Une sorte de viol »

Plus salées, mais toujours au nom du préjudice écologique, sont les notes présentées par les trois régions : 30 M€ chacune. À venir en sus des réparations économiques et d’image (6,7 M€ pour les Pays de la Loire). Saint-Nazaire, Lorient, Plomeur, le Finistère leur emboîtent le pas. Jean-Yves Le Drian n’y va pas par quatre chemins. « La terre des Bretons c’est la mer : ces marées noires sont une atteinte à notre patrimoine génétique », considère le président de la région Bretagne. « C’est une sorte de viol ». L’atteinte impose réparation. Vice-président de Poitou-Charentes et marin, François Patsoumis, évoque lui aussi le traumatisme passé. Mais ajoute pour l’avenir : « La richesse viendra de la mer. Il faut la respecter ».

Mesurer la biodiversité

En rappelant la découverte récente de résidus de l’Erika dans les vases du port de Pornichet, Jacques Auxiette, souligne que le souvenir de la marée noire n’est pas présent que dans les esprits.

« L’arrêt de votre cour sera extrêmement important », dit le président de la région Pays de la Loire aux magistrats. « Certes la réglementation a changé mais l’arsenal préventif ne sera complet que lorsque vous aurez confirmé les responsabilités et reconnu l’importance des préjudices matériels et écologiques ».

Anticipant une décision favorable, il explique même à quoi serviront les indemnisations. « Nos régions financeront des travaux d’expertise et de mesure de la biodiversité littorale pour en dresser un état zéro et établir la cartographie écologique des côtes ».

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