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   Afrique. Bolloré étend son empire

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dimanche 18 avril 2010
statut de l'article : public
citations de l'article provenant de : Le Télégramme


Ports, rail, route : Vincent Bolloré tisse sa toile sur le continent africain. C’est désormais en Afrique anglophone qu’il avance des pions. État des lieux de l’empire de Bolloré l’africain.

« On n’a pas de bateau. On n’a pas d’avion. En Afrique, nous sommes des intermédiaires, des logisticiens, des spécialistes du transport » : au coeur de la Tour de Puteaux (Hauts-de-Seine), devant les journalistes, Vincent Bolloré surfe sur ses résultats 2009. « Sur le continent africain, nous avons investi de façon importante, dans des concessions de ports, au Congo, au Bénin. Nous avons récupéré le Togo. Au total, nous gérons dix concessions portuaires et deux concessions ferroviaires. Nous sommes propriétaires de six millions de mètres carrés d’entrepôts, de 2.000véhicules mais nous en faisons rouler plus de 50.000 »...

Près du tiers du chiffre d’affaires

Transport et logistique, manutention : ça roule pour Bolloré l’africain que l’on connaît beaucoup moins que l’homme des médias, de la communication ou des batteries électriques. Le grand public, quant à lui, l’a classé dans la catégorie des amis de Sarkozy, celui qui prête son yacht Paloma au Président. Deux milliards d’euros : c’est pourtant sur ces terres africaines que Bolloré réalise près du tiers de son chiffre d’affaires ! Là-bas, il est partout. Mer, route, rail. Côte-d’Ivoire, Gabon, Ghana, Bénin, République Démocratique du Congo, mais aussi Kenya, Ouganda, Angola, Nigeria, Afrique du Sud... Vincent Bolloré fait défiler les chiffres de BAL, Bolloré Africa Logistics. Qui peut penser alors que, derrière l’état des lieux brossé de façon sereine et détachée, ont pu se dérouler de terribles guerres pour les ports, des règlements de comptes, des procès rocambolesques.

Un continent stratégique

Vincent Bolloré tisse sa toile. Méthodiquement. Inexorablement. Un réseau tentaculaire. Il croit en l’Afrique. L’Afrique est en marche. « Ce n’est plus le parent pauvre de la croissance mondiale. Avec des perspectives de croissance d’au moins 5%, une population jeune et qui croît, des richesses considérables, c’est un continent stratégique », explique Dominique Lafont, le (battant) directeur général de BAL. Les Chinois, qui investissent fortement sur le continent, l’ont bien compris.

De nouvelles conquêtes

Le groupe Bolloré est très présent en Afrique de l’Ouest, l’héritage du passé, l’Afrique francophone, marquée du sceau de la Françafrique. C’est aussi l’histoire : c’est là que des entreprises comme la SCAC, Saga et Delmas Vieljeux ont développé leurs activités. Ses détracteurs reprochent à Vincent Bolloré sa présence excessive ? Il va voir ailleurs. Les nouvelles conquêtes passent surtout par l’Afrique anglophone. C’est là que le royaume de Bolloré s’étend désormais. « Les relations avec ces pays sont plus simples. On n’a pas à s’excuser tous les jours de notre présence et de notre action en Afrique », explique Dominique Lafont, le patron, seul aux manettes depuis que Michel Roussin, le Monsieur Afrique de Bolloré, a préféré suivre Henri Proglio chez Veolia.

Tout commence par les ports

Dominique Lafont, qui connaît son continent par coeur, met cartes sur tables. « L’objectif, explique-t-il : devenir le premier réseau panafricain. La stratégie : couvrir de façon homogène l’ensemble du continent ». Un maillage très fin. Pour l’heure, « Bolloré Africa Logistics, c’est plus de 20.000 salariés, 200millions investis chaque année, 200 agences dans 41 pays », précise Dominique Lafont. Tout démarre par le port. C’est là que rentrent et sortent toutes les marchandises.

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