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Coordination marée noire



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Quatre membres du gouvernement se sont rendus hier dans les départements touchés par la tempête, pour calmer la fronde grandissante des propriétaires de maisons vouées à la démolition.

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info Coordination marée noire
samedi 17 avril 2010
statut de l'article : public
citations de l'article provenant de : Libération


Le dossier des « zones noires » tourne au piège pour le gouvernement. Relayée par des élus locaux, la contestation des propriétaires de maisons situées dans des secteurs jugés dangereux et vouées à la démolition ne faiblit pas. Au point que le pouvoir a jugé utile de dépêcher sur place, hier, pas moins de quatre représentants de l’Etat pour déminer le terrain : Jean-Louis Borloo, Benoist Apparu, Chantal Jouanno et Dominique Bussereau.

« Il y a un malentendu », a estimé le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo. Les zones noires « sont des zones de solidarité, des zones de rachat, pas des zones de destruction massive », a-t-il déclaré avant une rencontre avec des élus à La Rochelle en Charente-Maritime, le département où la contestation est la plus vive. « La solidarité nationale est là pour aider. On va travailler avec [les élus] », a-t-il ajouté. Les pouvoirs publics semblent vouloir remettre du dialogue dans cette procédure souvent perçue, sur place, comme abrupte. Dans l’après-midi, les quatre membres du gouvernement se sont rendus à La Roche-sur-Yon (Vendée), où ils ont rencontré les maires, les députés et le président du conseil général, Philippe de Villiers. « Benoist Apparu a été très pédagogue. Il a exposé aux élus dans le détail la multiplicité des critères qui ont prévalu pour dessiner les périmètres des zones d’extrême danger », note un participant.

Lettre.
Pas suffisant, selon l’Avif, l’Association des victimes des inondations de La Faute-sur-Mer et de L’Aiguillon-sur-Mer (Vendée), où 915 maisons sont vouées à la démolition. Tandis que les ministres arpentaient le terrain, le cabinet de Me Corinne Lepage, avocate de l’Avif, déposait devant le tribunal administratif de Nantes une requête en référé. La procédure vise à obtenir les études « ayant servi de fondement à la détermination des zones noires » et les pièces du dossier démontrant que les autres moyens de « sauvegarde et de protection des populations [comme les digues, ndlr] s’avèrent plus coûteux que les indemnités d’expropriation ».

Après sa visite, Jean-Louis Borloo a adressé une lettre à tous les élus locaux, rendue publique dans la soirée par son ministère. Il y écrit « qu’il n’est pas question d’exproprier sur la totalité de ces zones et immédiatement l’ensemble des habitations ». Dans ces secteurs « à risque anormal », l’Etat a voulu apporter « immédiatement » une solution « garantissant un prix juste » aux personnes qui souhaitent quitter leur maison. Pour les autres, des procédures d’expropriation fondées sur des expertises contradictoires et placées « sous le contrôle des juges » scelleront « au cas par cas » le sort de chaque habitation.

Dans cette lettre, le ministre rend un « hommage personnel » aux préfets des deux départements. Ceux-ci subissent les foudres des propriétaires et des politiques locaux alors que les zonages ont été décidés par le gouvernement.

Chapeau.
Une motion contre les démolitions, adoptée lundi par le conseil général de Charente-Maritime (pourtant présidé par le secrétaire d’Etat aux Transports, Dominique Bussereau), fait ainsi porter le chapeau des zones controversées au préfet, Henri Masse. Dans ce département, le ministre, mais aussi Jean-Pierre Raffarin, ainsi que la présidente (PS) du conseil régional de Poitou-Charentes, Ségolène Royal, ont pris fait et cause pour les maires et les propriétaires.

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