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   Xynthia : les ministres justifient les zones noires

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vendredi 16 avril 2010
statut de l'article : public
citations de l'article provenant de : Ouest-France


Chantal Jouanno et Benoist Apparu étaient hier en Vendée et en Charente-Maritime pour un exercice pédagogique. Pour eux, les zones noires, dites de solidarité, sont à l’avantage des sinistrés.
Ce n’est surtout pas un inconvénient. Voire même un avantage. Hier, sur tous les tons, en canon, Chantal Jouanno et Benoist Apparu, respectivement secrétaires d’État chargée de l’Écologie et de l’Urbanisme, ont fait ce qu’ils appellent « la pédagogie » du zonage. D’abord en Charente-Maritime, où ils étaient accompagnés du ministre Jean-Louis Borloo venu « dissiper le malentendu des zones noires », puis en Vendée l’après-midi, ils ont répété qu’elles étaient plutôt une chance à saisir pour les victimes de Xynthia.

« Des sinistrés souhaitent quitter cette zone, parce qu’ils ont peur, parce qu’ils ne veulent plus rester ici. On souhaitait leur offrir les meilleures conditions de départ », a justifié Chantal Jouanno. C’est aussi, pour elle, ce qui a justifié la célérité des services de l’État, qui ont accouché de la cartographie en un temps record.

Privilégier l’indemnisation par l’État

Un processus trop rapide ? « On ne pouvait pas dire aux sinistrés d’attendre encore, il était de notre devoir de leur donner des réponses rapides », estime la ministre. Un calendrier serré imposé aussi par la pression pesant sur les élus, « très sollicités par les habitants, et qui doivent pouvoir apporter des réponses », argumente Benoist Apparu.

Pour les deux ministres, les sinistrés auraient tout intérêt à choisir la voie de l’indemnisation amiable, « puisque les biens seront acquis au prix du marché 2008/2009 », précise Benoist Apparu. Pour ceux dont les maisons figurent dans la zone noire, et qui ne veulent pas les quitter, « les tribunaux arbitreront. Si le risque est inexistant, il n’y aura bien évidement pas d’expropriation ».

Un scénario que les deux ministres déconseillent, « car le risque pour ces personnes, si elles sont expropriées, est de devoir finalement quitter leur maison, à des conditions qui pourraient être beaucoup moins avantageuses ». L’exercice pédagogique portera-il ses fruits ?

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