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Coordination marée noire



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   XYNTHIA : le temps de la colère

info Coordination marée noire
jeudi 15 avril 2010
statut de l'article : public
citations de l'article provenant de : cerdacc


La tempête Xynthia à l’origine de la mort de 53 personnes le 28 février en Vendée et en Charente Maritime n’a pas fini de faire des vagues. Le président Sarkozy, en visite le 16 mars dans ces deux départements avait annoncé " qu’il n’y aurait plus de construction en zone inondable et que les sinistrés ne pourraient pas revenir vivre là où existent des risques mortels". Depuis, les choses ont évolué...

Compte tenu de cette annonce, les préfets des deux départements et leurs services concernés ont concocté un zonage sur les régions littorales touchées comportant entre autre des zones où les maisons devaient être détruites. Ces plans, comportant notamment la destruction de 1510 maisons ( 915 en Vendée, et 595 en Charente-Maritime) ont été présentés aux habitants lors de réunions le 8 avril.

S’appuyant sur trois dates majeures, à savoir 1877, 1940 et 2008 où ont eu lieu des tempêtes analogues, les experts ont ainsi cartographié les différentes zones, notamment à La Faute-sur-Mer, l’Aiguillon-sur-Mer ou encore Charron.

D’ores et déjà, on peut s’attendre de la part d’un certain nombre de résidents à une opposition farouche à toute destruction de leur maison. Des associations de défense se sont créées pour tenir tête aux services de l’Etat. Qui a certes promis , selon Benoist Apparu secrétaire d’Etat au Logement "d’indemniser totalement les sinistrés" avec le concours des assureurs et du "Fonds Barnier".

Un habitant d’Aiguillon-sur- Mer en Vendée a déposé une plainte contre le maire et la municipalité pour " mise en danger des habitants et des habitations". Dans d’autres communes, il est question de déposer des plaintes contre l’Etat. Le 13 avril, le premier ministre a réuni les neuf ministres concernés alors que le président de la République réaffirmait sa volonté "d’interdire la réinstallation des victimes de la tempête dans les zones où elles seraient exposées à un risque mortel".

Mais à la suite de la levée de boucliers qui s’est instaurée, la pression était devenue telle que le Pouvoir a fini par lâcher du lest lors d’une visite du ministre de l’environnement venu calmer la colère des habitants concernés. Il a dit qu’il s’agissait d’un malentendu et que au final, il y avait à discuter au coup par coup...le recours à la justice étant toujours possible.

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