Voici un autre 12 décembre. En 1999, ce jour-là , l’ERIKA se brisait en deux avec les suites que l’on sait. La centaine d’organisations regroupées dans les collectifs de la Coordination marée noire dénoncèrent la loi du profit qui pousse à toujours accroître la prise de risque.
En ce moment, quatre ans après, nos gouvernants veulent faire croire aux avantages d’un nouveau pavillon français - le Registre International Français ou RIF - qui deviendrait concurrentiel des pavillons de complaisance en comprimant les dépenses de main d’oeuvre... La Coordination marée noire apporte son soutient aux syndicats de marins en lutte et rappelle que la sécurité du transport maritime ne peut exister si les marins ne bénéficient pas de bonnes conditions sociales.
D’autre part, les populations attendent toujours des lois contraignantes qui responsabiliseraient pénalement et financièrement de manière illimitée, les principaux acteurs du transport maritime. Face a cette exigence, les décisions nationales et européennes restent étrangement lentes : l’examen par le Parlement européen, de la directive qui abordait ce sujet, un temps programmé pour la mi-novembre, est repoussé à 2004...