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Coordination marée noire



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   plateforme - champ iranien de Nowruz - 24 janvier 1983 - 260 000 tonnes

info Coordination marée noire
vendredi 7 octobre 2005
statut de l'article : public
citations de l'article provenant de : Le Cedre


L’accident

Le 24 janvier 1983, un navire avitailleur entre en collision avec une plateforme dans le champ pétrolifère iranien de Nowruz. Cet accident entraîne une rupture du riser au niveau de la tête du puits n°3 et un déversement de pétrole brut estimé à 240 m3 par jour. La réponse antipollution s’avère difficile car le champ de Nowruz se trouve dans la zone où la guerre Iran-Irak fait rage. Après plusieurs tentatives et la mort de 11 personnes, le puits n°3 est fermé le 18 septembre 1983. Il sera par la suite cimenté.

Un autre évènement touche la zone en avril 1983. Une plateforme, située à proximité de celle précédemment accidentée, est bombardée par les irakiens. Elle est brûlera pendant deux ans. Initialement ce sont 795 m3 de pétrole qui se déversent quotidiennement en mer, mais au fil du temps, le débit diminue. Il faudra attendre le mois de mars 1985 pour que le puits n°4 soit coiffé. L’incendie est alors éteint puis le puits est obturé avec l’assistance de plongeurs. Neuf hommes périssent au cours de ces opérations.

La quantité totale de pétrole déversée dans le Golfe persique entre 1983 et 1985 est estimée à 260 000 tonnes.

Devenir du pétrole

Les fuites de pétrole se mélangent à l’eau en remontant à la surface, donnant une émulsion à 80% d’eau et 20% de pétrole, mélange lourd et visqueux. Une nappe de 400 m sur 700 m et d’une épaisseur de 1 à 5 mm, s’étale autour du site d’éruption. Pendant les trois premiers mois qui suivent les bombardements, les vents de sud/ouest, poussent les nappes vers les côtes d’Arabie Saoudite. Par la suite, les vents de direction nord/nord-est, les éloignent heureusement des côtes. En juin 1983, de nombreuses boulettes de pétrole de la taille d’une balle de tennis sont repérées. Elles flottent sous la surface de l’eau.

Lutte

L’usage de dispersants est inefficace car le pétrole forme une émulsion extrêmement visqueuse. Bien que la quantité de matériel antipollution déployé soit importante (écrémeurs, pompes, barrages), une faible fraction du pétrole déversé est récupérée. Cela tient au fait que la zone de l’accident est une zone de conflit extrêmement dangereuse.

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