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Coordination marée noire



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   Xynthia : les leçons des anciens ne portent plus

info Coordination marée noire
samedi 4 décembre 2010
statut de l'article : public
citations de l'article provenant de : Ouest-France


D’éminents professeurs d’université ont tiré, hier, à Nantes, les leçons de la tempête. Pour ces historiens, géographes, juristes... les catastrophes sont plus imputables aux hommes qu’à la colère de la nature.

La mer est dangereuse

Pour Jacques Girardeau, vice-président du conseil scientifique de l’université de Nantes, Xynthia rappelle que « la mer peut être dangereuse et la planète est vivante ». Les littoraux sont vulnérables, ce que nous avions oublié. En particulier les espaces remodelés récemment, comme en Sud-Vendée : « Les dunes de La Faute datent du Moyen-Âge. » Le rôle des universitaires ? « Alerter les politiques, sans états d’âme, pour que chacun prenne ses responsabilités. » Et de regretter que, hormis deux conseillers régionaux, aucun élu n’ait répondu présent à l’invitation au colloque.

Volets électriques : le piège

Freddy Vinet, géographe à Montpellier, pense que l’ampleur des dégâts s’explique « par des facteurs surtout humains ». À La Faute, les personnes décédées (74 ans en moyenne) étaient vulnérables. La plupart habitaient des maisons de plain-pied. Et l’universitaire évoque « le piège des volets électriques », impossibles à remonter en cas de sinistre, dans des lotissements construits depuis 1980. Il souligne aussi le danger des digues, qui inhibent la vigilance et créent un faux ¯ et dangereux ¯ sentiment de sécurité : 37 des 41 victimes françaises sont mortes derrière une digue.

Cela aurait pu être pire

Etienne Chauveau, du laboratoire Géolittomer (CNRS), pense que Xynthia est « un aléa remarquable mais pas exceptionnel ». Après analyse d’une batterie d’indicateurs (météo, hauteur d’eau, force et orientation du vent...), il qualifie la tempête de « relativement banale ». Elle aurait pu être plus sévère, par exemple s’il avait plu davantage les jours précédents : « Le débit du Lay en baie de L’Aiguillon n’était que de 20 m3/s pour une moyenne de... 63 m3/s. » La catastrophe en a été « atténuée ». Idem du coefficient de marée (102), qui culminait à 116 quelques jours plus tard. D’où cette remarque effrayante : « Cela aurait été pire si les vents s’étaient déclenché un, deux ou trois jours plus tard. »

Le risque est nié

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