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Coordination marée noire



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   Combien de marins, combien de capitaines

info Coordination marée noire
mercredi 30 mai 2001
statut de l'article : public
citations de l'article provenant de : RFI


On les appelle les « marins abandonnés », des marins abandonnés par leur armateur. Ils ont navigué pendant des mois, souvent sans être payés, avant d’être immobilisés dans un port d’Afrique, d’Amérique du Sud ou d’Europe.

Dans le petit port de Sète, au bord de la Méditerranée, dans le sud de la France, deux navires sont immobilisés depuis le début de l’année. Le Florenz, avec à son bord 22 membres d’équipage (congolais, camerounais, ghanéens, croates, géorgiens et grecs) est arrivé début janvier.

Ce grand cargo rouillé battant pavillon panaméen a été saisi à Sète, car l’armateur ne veut payer ni les salaires des marins, ni les réparations jugées nécessaires par les Affaires Maritimes. L’équipage refuse de quitter le bateau sans la moindre rémunération. « Je suis prêt à rester le temps qu’il faut pour toucher mon salaire », explique Abdallah, marin camerounais de 30 ans, « j’ai une femme et deux enfants. Si je rentre sans rien, comment pourrai-je recommencer ma vie ? » Comme les 21 autres membres d’équipage, il a travaillé plus de 6 mois à bord, sans toucher un seul centime. « Quand on n’est pas abandonné au fond d’un océan, c’est dans un port comme celui-ci », ajoute Abdallah, très amer lorsqu’il évoque la dure condition des « ouvriers de la mer ». L’état français a proposé à l’équipage de partir avec une avance sur salaire de 2 000 dollars (presque 15 000 francs), le reste étant payé aux marins, après la vente du navire, qui risque de prendre plusieurs mois.

En attendant, l’équipage attend une décision de la justice française, qui devrait intervenir courant juin, et garantir, à terme, le paiement des salaires. Autre navire abandonné à Sète, le Vasiliy Belokonenko, avec à son bord 29 marins ukrainiens. Eux non plus n’ont jamais été payés, mais ils ont préféré ne pas intenter d’action en justice, espérant qu’un armateur rachèterait leur bateau et règlerait leurs salaires. A la mi-mai, ils fêtaient déjà leur départ. Mais pour l’heure, ils sont eux aussi toujours bloqués à Sète.

par Catherine Potet

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