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Coordination marée noire



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   L’analyse des dernières manoeuvres du Costa Concordia

info Coordination marée noire
mardi 24 janvier 2012
statut de l'article : public
citations de l'article provenant de : Mer & Marine


Toutes les données du système d’identification automatique (AIS) du Costa Concordia lors de ses dernières manoeuvres du 13 janvier ont été analysées très précisément par le commandant John Konrad, licencié par l’US Coast Guard, sur le site de référence américain GCaptain (qui est donc parvenu à retrouver les 16 minutes de données AIS, soit environ 4 émissions, qui manquaient sur Marine Traffic). Sur une durée d’une heure et vingt minutes entre l’arrivée sur le Giglio, le virage pour prendre une route frôlant l’île, l’impact et la manoeuvre du commandant Schettino pour échouer le navire est passée au crible. Avec des pistes d’explication intéressante, même si elle sont comme toujours à prendre au conditionnel en attendant le résultat de l’enquête.

Le navire dépasse légèrement le point tournant

À 20h27, le Concordia arrive sur l’île, à 15.5 noeuds, « ce qui est assez rapide », selon le commandant Konrad. Il atteint un point tournant (position pré-établie où le navire change de route, ndlr), « Ã  un mille de la côte, ce qui est une distance raisonnable pour mettre un cap au 279° et faire une route sûre parallèle à l’île ». Et c’est là qu’intervient, selon l’analyse, la première erreur, qui pourrait conditionner toute la suite des évènements. Le navire ne tourne pas exactement au point tournant qui garantissait la route sûre. Il poursuit quelques instants sa route et ne tourne qu’après, « sans doute plus tard que ce que le commandant, qui est passé en navigation visuelle, a dû anticiper ». A ce moment-là, le paquebot, qui entreprend la remontée du Giglio, est toujours à près de 15 noeuds. « A cet instant, le commandant aurait sans doute dû mettre de la barre et réduire les machines. Mais il continue à vive allure et se dirige vers les rochers de la Scole ». John Konrad soulève, par ailleurs, la question de la responsabilité éventuelle de l’officier de quart qui est sans doute celui qui a programmé les points tournants dans le pilote et qui aurait dû signaler au commandant le fait que le virage devant la côte ait été effectué en retard. « Il y a sans doute un problème de communication entre les officiers à la passerelle », estime l’officier des garde-côtes américains.
La deuxième erreur d’appréciation interviendrait alors que le navire est engagé à vive allure sur sa route longeant le Giglio.

...

- VOIR LA VIDEO D’ANALYSE DU CDT KONRAD




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