Grève à la SNCM et à la CMN mercredi. La Fédération nationale des syndicats maritimes CGT interpelle l’Etat et les candidats.
Contre le dumping social, fiscal et commercial, la Fédération des syndicats maritimes CGT invite « les partis et candidats républicains » à traduire leurs engagements verbaux par des « actes au service de l’intérêt général ».
La centrale, qui a lancé un appel national à la grève reconductible à partir du mercredi 2 mai, à tous les marins et personnels sédentaires des différents secteurs de navigation, constate que « tous les partis et candidats républicains s’accordent à dire qu’il faut tout faire pour défendre l’emploi français en ré-industrialisant le pays et en luttant contre le dumping social, fiscal et commercial qui produit de la concurrence déloyale ».
« Coupler une législation nationale à une politique industrielle »
La fédération déclare comme « une nécessité absolue » le couplage « d’une législation nationale » à « une politique industrielle de la filière » car des milliers d’emplois sont concernés, y compris les activités portuaires, la réparation et la construction navales. Car, selon la Fédération, aucun secteur n’échappe aux plans sociaux du « remorquage portuaire », « au long cours comme à la pêche », et « le secteur à passagers » jusqu’à la liquidation de SeaFrance. A ce rythme, les compagnies SNCM, CNM ou la Brittany Ferries pourraient être prochainement impactées en application du Registre international français (RIF).
Ce dernier « permet aux armateurs français qui opèrent dans les secteurs ouverts à l’international au long cours d’avoir des navires sous pavillon français sans plus aucun marin français à bord et bien entendu sous conditions sociales minimales et précaires », selon les auteurs d’une proposition de loi (483 du 22 mars 2012) relative au cabotage en France, à l’initiative du groupe sénatorial communiste, républicain et citoyen.
La Fédération nationale a adressé aux candidats à l’élection présidentielle, François Hollande et Nicolas Sarkozy, cinq propositions de nature à construire « une véritable politique nationale » du transport maritime. La CGT préconise notamment l’adoption de la proposition de loi du Sénat et l’obligation « aux compagnies pétrolières françaises de transporter les produits sous pavillon français » avec « 35% de marins français embarqués », cela « pour des raisons d’intérêt national et de sécurité ».
...