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Coordination marée noire



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En grève hier, marins et personnels au sol devraient reconduire aujourd’hui le mouvement national

   Marseille : les marins de la CGT ne veulent pas du low cost

info Coordination marée noire
jeudi 3 mai 2012
statut de l'article : public
citations de l'article provenant de : La Provence


Les navires de la SNCM et de la CMN (La Méridionale) sont restés à quai hier et pourraient bien y demeurer aujourd’hui encore, à l’appel de la Fédération des syndicats maritimes CGT. L’instance nationale qui regroupe les marins et les personnels au sol, a en effet déposé un préavis de 24 heures reconductible. Celui-ci a pris effet hier en tout début de matinée, aux personnels de décider ensuite, lors d’assemblées générales, de la suite à donner. Et pour les deux compagnies qui assurent la desserte de la Corse depuis Marseille dans le cadre d’une délégation de service public, il ne fait guère de doute que la tendance sera ce matin à la poursuite.

La CGT monte en effet au créneau "pour la défense du pavillon et de l’emploi maritime français". Depuis plusieurs années les effectifs navigants fondent comme neige au soleil sous l’effet de la libéralisation. Une tendance lourde, qui a réduit à seulement quelques secteurs, dont le transport de passagers, l’obligation d’avoir à bord un équipage exclusivement national. C’est le cas pour la SNCM et la CMN.

Pour les autres secteurs, dont le transport de marchandises, les équipages peuvent être communautaires ou internationaux. Ce qui génère d’importantes économies sur la masse salariale. Pour cela, la France a revisité son ex-pavillon Kerguelen, devenu le "registre international français", le RIF géré depuis Marseille. 300 navires de la flotte marchande y sont immatriculés et à leur bord les marins français ne sont plus majoritaires.

Mais la libéralisation grignote aussi le secteur des passagers avec le modèle low cost. Exemple pour la desserte de la Corse : la compagnie Corsica Ferries qui opère depuis Toulon. À bord de ses navires inscrits au registre international italien, des marins européens dont le statut social est plus compétitif que celui français. C’est ce que dénonce la CGT qui parle "d’une concurrence déloyale et de dumping social".

La Fédération des syndicats maritimes a aussi écrit aux candidats Nicolas Sarkozy et François Hollande en leur demandant de prendre position sur le sujet. Et surtout, de souscrire à une proposition de loi déposée au Sénat en mars dernier par des élus du Front de gauche. Le texte qui dénonce le recours de plus en plus prononcé à des conditions sociales minimales, propose notamment d’obliger les compagnies qui transportent des passagers, de respecter la législation du pays d’accueil. Corsica Ferries serait ainsi obligée d’avoir à son bord des marins français...

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