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   SeaFrance : Eurotunnel choisi comme repreneur

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lundi 11 juin 2012
statut de l'article : public
citations de l'article provenant de : L’Humanité


Le tribunal de commerce de Paris a décidé lundi d’attribuer à l’exploitant du tunnel sous la Manche les trois navires de la compagnie de ferries SeaFrance placée en liquidation judiciaire en janvier dernier. Décision qui doit permettre à 560 salariés de retrouver un emploi, par le biais d’une coopérative ouvrière (scop) et de reprendre l’exploitation de la ligne entre Calais et Douvres dès cet été.

Après plusieurs reports, Le tribunal de commerce de Paris a donc choisit Eurotunnel qui avait proposé de reprendre les trois navires de SeaFrance pour 65 millions d’euros au détriment de deux autres candidats, le suédois Stena Line et le consortium Louis Dreyfus/DFDS."Le tribunal s’est montré favorable à la sélection d’Eurotunnel pour la reprise des actifs de SeaFrance", a annoncé Stéphane Gorrias, le mandataire judiciaire nommé lors de la mise en liquidation judiciaire de la compagnie de ferries en janvier.

L’offre d’Eurotunnel doit aussi permettre à 500 salariés de retrouver un emploi, par le biais d’une coopérative ouvrière (scop), issue des anciens salariés de la compagnie de ferries, à laquelle les bateaux seraient loués. SeaFrance, qui employait 880 personnes en France et 130 au Royaume-Uni, exploitait quatre navires entre Calais et Douvres, dont trois - le Berlioz, le Rodin et le Nord-Pas-de-Calais - qui lui appartenaient et étaient estimés à une valeur comprise entre 150 et 200 millions d’euros. Pour le mandataire, "cette décision apparaît comme positive, car elle permet la poursuite de l’activité sous pavillon français et de créer les conditions d’un emploi local important à terme".

Le mandataire s’est félicité du fait qu’un "accord concernant la dette de SeaFrance a pu être trouvé entre les créanciers de la compagnie, parmi lesquels la SNCF, et les banques", facilitant ainsi la reprise des actifs. "Il ne s’agit pas d’un abandon de créances", a cependant souligné le mandataire, en reconnaissant que la SNCF, qui possédait une créance de l’ordre de 180 millions d’euros sur SeaFrance, "a fait le principal effort pour aboutir à une solution".

"Le liquidateur nous a appelés pour nous annoncer la décision. C’est du soulagement, de la joie, de la fierté", a réagi Didier Cappelle, du syndicat Maritime Nord et l’un des porteurs du projet de Scop, à l’issue d’une assemblée générale de la coopérative ouvrière. "C’est une décision technique et logique. Eurotunnel était le mieux disant, c’est lui qui recrée de l’emploi", a-t-il ajouté.




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