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   En Espagne, le procès du "Prestige" s’ouvre dix ans après le naufrage du pétrolier

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mardi 13 novembre 2012
statut de l'article : public
citations de l'article provenant de : Le Monde


Le procès de la catastrophe du Prestige a débuté, mardi 13 novembre, en Galice, en Espagne, après une première session mi-octobre uniquement consacrée à l’exposé des questions préliminaires. Il devrait durer sept mois.

Il aura fallu dix ans, jour pour jour, pour que soit bouclée l’instruction de l’une des plus grandes marées noires de l’histoire de l’Espagne. Le tribunal de Corcubion, petite commune de la province de La Corogne chargé de l’affaire, "n’était pas préparé pour l’ampleur de la tâche", regrette l’avocat de Greenpeace, José Manuel Marraco : plus de 230 000 pages d’accusation, portées par une cinquantaine de parties civiles représentant plus de 1 500 sinistrés. "La justice qui arrive tard n’est pas une justice utile", insiste-t-il.

Le 13 novembre 2002, la tempête fait rage dans l’Atlantique. Le Prestige, pétrolier à simple coque, propriété d’une famille d’armateurs grecs domiciliée au Liberia, et battant pavillon de complaisance des Bahamas, lance un SOS alors qu’il passe à 28 milles des côtes de Galice. Sa coque s’est déchirée pour des raisons qui restent inconnues. Dans ses cales, 77 000 tonnes de fioul lourd hautement toxique commencent à se déverser. Mais Madrid refuse de l’abriter dans l’un de ses ports.

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Dix ans plus tard, l’Espagne attend que les responsables soient désignés. Ceux qui ont permis que cette "épave flottante", construite en 1976, continue de naviguer avec à son bord une cargaison dangereuse. Mais aussi ceux qui, par leur gestion, "ont transformé un accident en une catastrophe", soutient Xosé Sanchez, porte-parole de la plate-forme Nunca Mais ("Plus jamais"), l’une des parties civiles.

Mais, tout comme les associations écologistes, M. Sanchez n’espère pas grand-chose de ce procès géant, l’un des plus grands au monde consacré à l’environnement. "Les vrais responsables sont absents", regrette Raquel Monton, responsable des campagnes de Greenpeace Espagne.

"PAUVRE CAPITAINE"

Seules trois personnes sont poursuivies au pénal. Le capitaine du pétrolier, le Grec Apostolos Mangouras, est considéré par le parquet comme le principal responsable du naufrage. Accusé de délits contre l’environnement, de dommages et de désobéissance, il risque douze ans de prison. La justice pourrait en outre lui demander de payer les 4,4 milliards d’euros qu’a coûtés la marée noire à l’Espagne.

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