Accueil du site
Coordination marée noire



envoyer l'article par mail envoyer par mail  [où ?]   [imprimer cet article]    Article précédent    Article suivant

   Rodust : "La nature et les pêcheurs bénéficieront de l’arrêt de la surpêche"

info Coordination marée noire
mardi 5 février 2013
statut de l'article : public
citations de l'article provenant de : Parlement européen


La situation du secteur de la pêche en Europe en quelques chiffres La situation du secteur de la pêche en Europe en quelques chiffres

Les députés décideront mercredi d’une réforme de la politique commune de la pêche (PCP) visant à mettre fin à la surpêche, et à lutter contre le chômage dans le secteur suite au déclin de la pêche dans de nombreuses régions côtières. Quelques jours avant le débat du 5 février et le vote du lendemain, nous avons rencontré la députée démocrate socialiste allemande Ulrike Rodust, rapporteur sur le dossier.

Comment proposez-vous de mettre fin à la surpêche et de protéger les réserves et les espèces ?

Mon rapport, qui a été soutenu par une majorité au sein de la commission de la pêche, mettra un terme au rituel de négociation qui avait lieu chaque année en décembre entre les ministres européens de la pêche, qui jusqu’à 4 heures du matin négociaient des quotas de pêche bien trop élevés en dépit des avis scientifiques. Dès 2015, le principe de rendement maximal durable s’appliquera : chaque année, nous ne récolterons pas plus de poisson que ce qu’une réserve peut reproduire.

Notre objectif : que les stocks de poissons affaiblis se reconstituent d’ici 2020. Mais nous sommes en manque de données scientifiques : nous devrons lancer des recherches supplémentaires et des programmes de récolte des données, et mettre en place des règles basées sur le principe de précaution pour les "réserves pauvres en données".

Comment aborderiez-vous le chômage et les problèmes sociaux liés parmi les pêcheurs dans les régions côtières ?

Le bon côté dans la fin de la surpêche, c’est que non seulement la nature mais aussi les pêcheurs en bénéficieront. De plus grandes réserves auront un plus grand rendement. Nous devrons aider les pêcheurs à surmonter la période de transition, où ils devront moins pêcher certaines espèces. De plus, mon groupe a déposé un amendement obligeant les Etats membres à donner de préférence les droits de pêche aux petits pêcheurs artisanaux. Ce secteur particulier de la pêche produit plus d’emplois et, en règle générale, utilise des techniques de pêche moins nuisibles.

Malheureusement, sur certaines côtes européennes, il y a trop de pêcheurs pour trop peu de poisson. Les Etats membres devront réduire le nombre de pêcheurs en activité, mais ils devraient le faire de manière socialement responsable.

Le rapporteur démocrate socialiste allemand Ulrike Rodust Le rapporteur démocrate socialiste allemand Ulrike Rodust

Vous proposez aux Etats membres de fermer 10 à 20% de leurs eaux territoriales à la pêche dans les trois prochaines années. Cela sera-t-il approuvé par le Parlement européen et par le Conseil ?

La commission de la pêche a déjà adopté une obligation générale pour les Etats membres de créer ces "zones de reconstitution des stocks de poisson", sans imposer de pourcentage. Mon groupe réintroduira une obligation claire pour le vote de la plénière. Pour le moment, le Conseil désapprouve, mais nos ministres de la pêche devront apprendre que la codécision existe et que le Parlement européen est un partenaire de négociation sérieux.

Les négociations pour réformer la politique commune de la pêche ont été lancées il y a plus de 20 ans. Cette réforme-ci permettra-t-elle de résoudre définitivement les problèmes à long terme du secteur ?

Arrêter la surpêche et les rejets constitue une modification historique de la politique européenne de la pêche. Aujourd’hui, le secteur souffre beaucoup, pas seulement suite à la surpêche persistante mais aussi à cause des importations à bas prix. D’ailleurs, de nombreux pêcheurs appartenant à la nouvelle génération soutiennent nos projets. Et nous avons besoin du soutien actif des pêcheurs. La pêche se pratique bien loin en mer, donc on ne peut pas simplement compter sur les contrôles. C’est pourquoi à l’avenir, les pêcheurs auront davantage leur mot à dire, notamment grâce au Conseil consultatif.




voir l'article complet -->>>

 

 


Locations of visitors to this page