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Deux Bretons publient un rappport instructifs sur le financement des ONG actives dans la politique européenne des pêches.

   Pêche. Les gros sous du lobbying écologiste

info Coordination marée noire
samedi 10 novembre 2012
statut de l'article : public
citations de l'article provenant de : Ouest-France


Un consultant rennais et une association lorientaise publient un rapport sur le financement et les méthodes des fondations actives dans la politique européenne des pêches. Instructif.

Qui finance les ONG très actives dans les négociations sur la gestion des espèces ? Souvent, des fondations américaines. Deux Bretons publient un rapport instructif.

« Nous avons été surpris par les sommes en jeu. Des centaines de millions de dollars sont distribuées aux ONG (organisations non gouvernementales) par un nombre restreint de fondations caritatives », expliquent Yann Giron, consultant pêche d’Armeris, et Alain Le Sann, de l’association lorientaise Pêche et développement. Ils recensent cinq fondations majeures : « PEW Charitable Trusts, David & Lucile Packard foundation, Gordon & Betty Moore foundation, Walton Family Foundation et Oak Foundation. »

Les données récoltées auprès de ces organismes montrent que « depuis 2000, ils ont fortement soutenu (59 millions d’euros) le lobbying pour influencer les négociations sur la réforme de la Politique commune des pêches (PCP) ». Dans le même temps, aux États-Unis, ils ont engagé 182 millions d’euros dans la mise en œuvre de la réforme de la pêche américaine.

« Apporter un peu de transparence »

Ce soutien aux ONG est-il choquant ? « Il ne s’agit pas de dénoncer le rôle des ONG ni de faire le plaidoyer de la pêche, expliquent Yann Giron. Nous souhaitons apporter un peu de transparence. » Avec minutie, le consultant rennais et le Lorientais ont aussi décodé les motivations des généreux donateurs.

« Ces fondations adhèrent, pour la plupart, à la vision américaine du wilderness (nature vierge). Nous la respectons, mais nous ne partageons pas leurs solutions basées sur la privatisation globale des droits de pêche. » Face à cette contradiction, Yann Giron et Alain Le Sann craignent un remake, en Europe, de l’opération menée aux États-Unis. « Elles ont obtenu une gestion de la pêche basée sur les marchés financiers et les quotas individuels transférables », que les pêcheurs peuvent revendre.

Les actions de Greenpeace et du WWF auprès de la petite pêche côtière française procéderaient, selon les auteurs du rapport, du même état d’esprit. Ils redoutent que l’influence des ONG soit telle qu’elles « décideront ensuite de qui pêchera quoi et surtout à quel endroit ».

Autre interrogation : comment les pêcheurs cohabiteront-ils, à l’avenir, avec les autres activités maritimes ? De quels espaces disposeront-ils ?

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