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   Le Guilvinec. Le ras-le-bol des pêcheurs contre le clapage

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jeudi 23 mai 2013
statut de l'article : public
citations de l'article provenant de : Le Télégramme


Encerclement de la barge dédiée aux opérations de clapage, débarquement à la criée de caisses de vase et dépôt de ces dernières devant la mairie de Loctudy. Les pêcheurs bigoudens et concarnois ont exprimé, hier, leur ras-le-bol.

Une trentaine de bateaux de pêche du Pays bigouden et de Concarneau s’est mobilisée hier, sans aucun débordement, contre les opérations de clapage, au large du Guilvinec, des boues de dragage du port de Loctudy. Une action symbolique débutée tôt le matin par le blocage de la barge chargée des opérations et qui s’est terminée, dans la soirée, par le dépôt de caisses remplies de vase et le déversement de vase sur les marches de la mairie de Loctudy.

Alors que les opérations de clapage viennent de reprendre, les pêcheurs ont décidé, hier, de passer à l’action. Histoire de se faire entendre.

Barge bloquée le matin

Dès le petit matin les pêcheurs ont encerclé l’Empedocle au sud-est de la zone de clapage, au large du Guilvinec. « On y est depuis 7 h. On avait l’impression que la barge nous tournait autour, qu’elle nous narguait », souligne Jean-Paul Biger, président de l’Association des pêcheurs professionnels du littoral. « Elle nous empêche de travailler alors à notre tour, on a décidé de l’empêcher de travailler. On nous dit qu’il n’y a personne à travailler sur cette zone, on montre le contraire ». La barge est restée « en travers » jusqu’en fin de matinée. Certains bateaux ont alors fait route pêche, d’autres ont pris la direction de la zone de clapage. Ils y ont fait des traits de chaluts. Vers 15 h 30, alors que le public était venu assister au traditionnel débarquement de la pêche à la criée du Guilvinec, la trentaine de bateaux regroupés devant le port y a fait son entrée remarquée. À bord, la cargaison est pour le moins inédite. Sous le regard incrédule des badauds, ce sont des caisses et des caisses de vase, agglomérat avec cailloux, langoustines et autres déchets de toutes tailles et natures qui ont été déchargées dans les bacs où frétillent d’habitude les Demoiselles. De passage au Guilvinec, Evelyne n’en revient pas. Elle s’est même dite « choquée » par ce spectacle qui ne lui inspire que « du dégoût ».

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