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Coordination marée noire



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   Greenpeace vient défendre la petite pêche artisanale mais pas les bateaux boulonnais

info Coordination marée noire
lundi 3 juin 2013
statut de l'article : public
citations de l'article provenant de : La Voix du Nord


Pour l’ONG, il faut mettre fin à la surpêche, aux rejets de poissons en mer et défendre un autre modèle de pêche plus protecteur de la ressource. Dans le cadre de sa campagne intitulée « Petite pêche, grand avenir » son bateau l’Arctic Sunrise a jeté l’ancre pour deux jours au large de Boulogne, ville du ministre de la Pêche Frédéric Cuvillier qui n’était pas présent lundi matin. Ce dernier s’explique.

Troisième port français.- L’ONG a visité deux autres ports français, Bayonne et Saint-Malo, au cours de son périple qui s’achèvera le 7 juin à Londres. Avant de rallier l’Angleterre, il était tentant pour Greenpeace de faire le buzz dans la ville du ministre en charge de la Pêche. Ce dernier n’était pas là. En revanche, l’ONG a pu compter sur la présence d’une délégation boulonnaise d’Europe Écologie les Verts (EELV), composée de Denis Buhagiar (élu à Wimereux), Max Papyle (à Boulogne) et Pierre Coppin (au Portel), et de militants du Front de Gauche.

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La pêche artisanale selon Greenpeace… L’association défend la petite pêche artisanale. On considère, à Boulogne, que la flottille de trémailleurs du quai Gambetta et celle composée de chalutiers amarrés au bassin Loubet en font partie. Pas Greenpeace. Pour l’ONG, la petite pêche artisanale, « ce sont des bateaux de moins de 10 m, des professionnels qui ne sont pas impliqués dans le processus de décision politique, c’est pourquoi on leur donne une plateforme d’expression », explique Hélène Bourges, chargée de la campagne Océans. La porte-parole de cette petite pêche s’appelle Anne-Marie Vergez. Elle pêche à la palangre au Pays basque. Elle a expliqué qu’elle ne se sentait pas représentée par les instances professionnelles, ni écoutée par les pouvoirs publics. Après discussion, si Greenpeace considère que les trémailleurs peuvent avoir leur place dans le modèle qu’il défend, les chalutiers de 20 à 25 m sont mis dans le même sac que les grands industriels de pêche hauturière. Étrange…

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Mais qu’en pensent les pêcheurs boulonnais qui étaient aux abonnés absents ? Olivier Lepretre, président du Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM) Nord – Pas-de-Calais – Picardie, ne cautionne pas la venue du navire Artic Sunrise, présent jusqu’à ce soir : « Cette visite, sous couvert de la défense de la pêche artisanale selon l’ONG, sera de nouveau le prétexte pour véhiculer une image faussée, déformée de la pêche en Europe. »

À cette occasion, le président s’offre même une tribune, via un communiqué de presse, pour valoriser la pêche boulonnaise « composée de l’ensemble des marins pêcheurs quel que soit leur métier, la taille de leur navire, ou leur segment d’activité : petite pêche, pêche côtière, pêche au large et grande pêche. Car la diversité et la polyvalence des métiers constituent l’essence même de la pêche et sont nécessaires à la pérennité de la filière et du port de Boulogne ».

La pêche boulonnaise représente cent entreprises de pêche artisanale, composées de navires entre 7 et 24 mètres, réalisant des marées à la journée ou de 96 heures, utilisant le chalut, le filet, la drague à coquille Saint Jacques, le casier et la ligne. « Une réalité bien éloignée de la définition de la pêche artisanale de Greenpeace. »

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