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   Brest. Captain-Tsarev : cargo de nuit

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jeudi 28 novembre 2013
statut de l'article : public
citations de l'article provenant de : Le Télégramme


Le Captain-Tsarev n’en finit plus de ronger ses amarres, sur son quai du port de commerce de Brest. Ses multiples créanciers n’ont jamais engagé de procédure judiciaire. Malgré l’intérêt des ferrailleurs.

C’est l’histoire d’un bateau plongé dans la nuit des créances et du naufrage de son armateur. Une longue coque vide de 153 m, en carafe depuis cinq ans, après une avarie de propulsion au large de la Bretagne. L’assureur n’a jamais voulu prendre en charge les frais de remise en état. Le propriétaire grec a aussitôt abandonné coque et équipage. Des marins russes et ukrainiens bloqués à Brest... On est en hiver 2008. Le vraquier, capable de charger aussi des conteneurs, croule sous les créances diverses, au plus fort de la crise grecque. Les marins finiront par rentrer chez eux avec le soutien des organisations de marins et l’aide au retour dispensé par l’État français, qui se charge également de régler une partie des salaires.

Personne ne bouge

Au fil des mois, on s’attend à ce que l’un des créanciers saisisse la justice. Mais personne n’avance un centime pour une procédure qui s’annonce longue et incertaine. Les mois, les années passent sans que personne n’ose engager les moindres frais, alors que le navire intéresse un certain nombre de ferrailleurs. Pour faire avancer le dossier, l’État effectue, à sa charge, un état des lieux des matières dangereuses à traiter et favorise toute transaction à l’amiable. Au moins deux industriels (un français non brestois et un lituanien) font une proposition ferme pour déconstruire le bateau et défrayer les créanciers. Mais ceux-ci n’arrivent pas à se mettre d’accord, notamment une banque grecque et la CCI de Brest (droits de port) qui ne s’y retrouvent pas. Aucun accord n’aboutit et la piste retombe à l’eau.

Vendu dans moins de six mois

Pour les Tonnerres 2012, le Captain-Tsarev est déplacé deux quais plus loin afin d’accueillir la délégation... russe. Puis retour au quai de départ. L’État engage alors un processus de déchéance de propriété, pour une mise en vente auprès d’un ferrailleur. « Nous avons reçu des manifestations d’intérêt de trois industriels français et de trois ou quatre autres étrangers », confirme Hervé Thomas, le directeur délégué à la mer et au littoral qui a écopé du dossier. Le processus est aujourd’hui engagé, il devrait aboutir dans cinq à six mois. En jeu, 6.000 t de ferraille et assez peu de produits toxiques à traiter au final, ce qui explique le réel intérêt des industriels pour ce cargo facile à démanteler. « Nous veillons à l’intégrité et à la mise en sécurité du navire depuis son arrivée à Brest, assure Hervé Thomas. Il n’a pas véritablement perdu de valeur, puisqu’il est destiné à la casse.

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