Accueil du site
Coordination marée noire



envoyer l'article par mail envoyer par mail  [où ?]   [imprimer cet article]    Article précédent    Article suivant

   SNCM : Ayrault promet 30 millions d’euros mais la grève est maintenue

info Coordination marée noire
mercredi 1er janvier 2014
statut de l'article : public
citations de l'article provenant de : La Provence


Interpellé par le député socialiste Patrick Mennucci sur "la situation préoccupante de la SNCM", Jean-Marc Ayrault a répondu aujourd’hui par courrier à celui qui conduira la liste PS aux municipales à Marseille. Une missive dans laquelle le Premier ministre rappelle d’abord les engagements pris par le gouvernement cette année, à la fois sur le plan juridictionnel et financier, l’Etat étant actionnaire au côté notamment de Transdev, co-détenu par Véolia et la Caisse des Dépôts.

Jean-Marc Ayrault assure que "nous avons pu éviter le pire". Les actionnaires ayant assumé leur devoir financier. Un sursis qui ne l’empêche pas de penser que l’engagement "doit être poursuivi et amplifié." Il annonce donc un apport en trésorerie supplémentaire de l’Etat à hauteur de 30 millions d’euros en 2014 afin "surtout de mettre en place les premières mesures de retour à l’équilibre prévues dans le plan d’affaires". Une manière de s’inscrire dans "un scénario de continuité" pour le Premier ministre qui continue de demander, en contrepartie "un redressement rapide de l’entreprise." Il évoque donc des mesures "prévues par le plan et le pacte social, notamment l’accord sur les conditions d’armement et le plan de départs volontaires qui menacerait 600 postes."

Jean-Marc Ayrault explique enfin que le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, "assure le lien avec la direction et l’actionnaire majoritaire." L’Etat se chargeant par ailleurs de "remporter les contentieux en cours", notamment avec la Communauté européenne qui a sommé le SNCM de rembourser la somme de 220 millions d’euros, obtenue, dit-elle, au titre d’aides illégales au regard des règles de concurrence.

A trois mois des municipales, l’enjeu est de taille pour un gouvernement qui a fait de Marseille sa priorité. Et pour une compagnie comptant 2600 salariés et irriguant plus de mille emplois sous-traités à Marseille.

Malgré cette annonce, les syndicats de la SNCM, CFE-CGC et CGT marins (majoritaire), ont annoncé que la grève était maintenue demain mercredi, s’estimant profondément déçus par la promesse du Premier ministre. "C’est de l’enfumage électoral", a estimé le représentant syndical Frédéric Alpozzo, affirmant qu’avec cette annonce "on (était) revenu en arrière de 6 mois". "On est en train de demander aux salariés d’accepter de mettre en oeuvre des départs volontaires, des réductions de postes donc d’emplois... sans que l’Etat et les actionnaires respectent leurs engagements indutriels, notamment sur la commande de quatre nouveaux navires", a vivement réagi le représentant CGT.

Même profonde déception de la part de l’encadrement. "On ne peut pas se contenter d’annonces partielles qui cachent en réalité l’abandon du plan tel qu’il a été voté le 24 septembre par l’ensemble des actionnaires", a affirmé le délégué CFE-CGC Maurice Perrin.

...




voir l'article complet -->>>

 

 


Locations of visitors to this page