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   L’Irlande réagit contre l’esclavagisme dans la pêche

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mardi 29 décembre 2015
statut de l'article : public
citations de l'article provenant de : Le Marin


« Un pas en avant. » C’est ainsi que qualifie l’ONG Human Rights at Sea la publication, en cette fin décembre, d’un rapport sur la situation des marins non-ressortissants des pays européens par le gouvernement irlandais. Avec ce document réalisé sous l’égide du ministre irlandais de l’Agriculture, de l’alimentation et de la mer, Simon Coveney, Dublin entend réagir aux graves accusations portées par le quotidien britannique The Guardian. Le 17 novembre dernier, le journal accusait le gouvernement irlandais d’être « au courant » du recours au travail forcé. Quelques jours auparavant, l’Irlande avait annoncé la création d’une commission consacrée aux conditions de travail des travailleurs étrangers, après la parution d’un premier article déjà féroce dans les colonnes de ce média de référence. On pouvait y lire que « des marins africains et asiatiques sont employés illégalement et dans des conditions proches de l’esclavage à bord de chalutiers partant parfois des ports les plus touristiques du pays ».
Human Rights at Sea vient de mettre en perspective la situation telle qu’elle est décrite par les journalistes anglais et les préconisations du rapport intitulé Report of the Government Task Force on Non-European Economic Area (EEA) workers in the Irish Fishing Fleet. Rapatriement après contrat
Pour l’ONG, le document a d’abord le mérite d’exister, aucun gouvernement irlandais ne s’étant emparé du sujet malgré les mises en gardes de l’International Transport Federation, et ce dès 2008. Tout en restant critique. Premier bémol : s’il place l’accent sur les responsabilités des armateurs, le rapport n’aborde ce sujet que pour les navires de plus de 15 mètres.
Parmi les points positifs, Human Rights at Sea souligne l’obligation préconisée par le rapport aux employeurs de rapatrier dans leurs pays d’origine les travailleurs étrangers à l’Espace économique européen, ce qui permet à ces derniers de « garder une vie de famille à la fin de leurs contrats ». L’ONG déclare se montrer vigilante quant à une future application des mesures préconisées dans le rapport, que les anglophones pourront consulter ici.




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