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   Faux Cap – Un piège sous-marin coule les gros-porteurs

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vendredi 18 mars 2016
statut de l'article : public
citations de l'article provenant de : L’Express Mada


Une série de naufrages de gros navires est enregistrée dans les mers territoriales malgaches au large dans la pointe Sud. Des accidents mis sur le compte d’une cartographie marine vieille de plus de cent ans.

Un réel danger pour les mastodontes de la navigation maritime. Le naufrage au large de Faux Cap d’imposants bâtiments de la marine marchande n’est pas une première. Alors que le vraquier panaméen MV New Mykonos, chargé de 160 mille tonnes de charbon de terre, est coincé depuis dix-neuf jours, au large de la pointe Sud de Madagascar, à huit kilomètres du littoral, après avoir percuté de plein fouet une monticule, enfouie à peine 17 mètres de la surface, un navire marchand, battant pavillon turc, est lui aussi, tombé dans ce piège à gros-porteurs, dans la nuit du 25 au 26 août 2009.
Pour le MV New Myko­nos, le violent impact a brisé la proue, provoquant d’importantes voies d’eau. Une pollution marine, s’abat, de ce fait, peu à peu sur l’écosystème de la zone du naufrage, depuis que de la poussière de charbon, qui s’est échappée de la coque fissurée du navire, s’est déposée dans cette sanctuaire de faune et de flore marines.
De quoi compromettre la régénération, encore incertaine de toute la biodiversité frappée de plein fouet, qui peine encore à se remettre six ans et demi plus tard, des séquelles causées par des nappes d’hydrocarbure se sont répandues sur 60 kilomètres, après que le bâtiment turc s’est disloqué.

Laisser-aller

« Une désuète cartographie marine, vieille de plus d’une centaine d’années, remontant à l’époque coloniale, explique cette série de catastrophes maritimes. À chaque fois, c’est l’écolo­gie qui en fait les frais. Une urgente mise à jour de la cartographie des mers territoriales malgaches s’impose, de manière à mettre un terme à de pareils sinistres », interpelle une source auprès du commandement des forces navales malgaches.
Le vraquier panaméen, long de 280 mètres, a levé l’ancre au port de Richard Bay en Afrique du Sud, le vendredi 26 janvier et faisait cap sur l’Inde lorsqu’il s’est pris sur ce banc de sable au bout de trois jours de traversée. Pour endiguer une possible émanation de produits pétroliers, les 2 500 tonnes de gasoil piégées dans ses réservoirs, ont été transvasées dans un autre bateau. Les carters d’huile ont été dans la foulée vidangés et tout le circuit hydraulique purgé.
« Il a fallu travailler quatre jours d’affilée, dans des conditions météorologiques des plus hostiles pour arriver à ce résultat. Tout le produit récupéré a été acheminé depuis lundi, loin des territoires malgaches. L’équipe technique encore sur place est actuellement dans la deuxième phase de l’opération de déséchouage, visant à remorquer le navire avec toute sa cargaison, après les réparations qui s’imposent. Une date buttoir pour l’enlèvement du bâtiment en détresse devrait être fixée ce jour », lance Roland Rakotondrasata, directeur général de l’Organe de lutte contre les événements de pollution marine par les hydrocarbures (OLEP), rattaché au ministère de l’Envi­ronnement, de l’Écologie, de la Mer et des Forêts. Baptisé Gulser Ana, le vraquier turc de 189 mètres de long, avait en revanche, à son bord 39 000 tonnes de phosphate non transformé, et faisait lui aussi route sur l’Inde, après avoir embarqué sa cargaison à Lomé, capitale du Togo, avant qu’il ne s’échoue en 2009.

Seth Andriamarohasina




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