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Coordination marée noire



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   Allianz recense 85 navires perdus en 2015, en légère baisse

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lundi 21 mars 2016
statut de l'article : archive payante
citations de l'article provenant de : Le Marin


Allianz dresse le bilan des pertes de navires, en baisse de 3 % par rapport à 2014. Mais en dix ans, la réduction des sinistres atteint 45 %. L’assureur constate cependant que la pression économique, les cyber-risques et les violentes tempêtes font obstacle au progrès de la sécurité.

En 2015, année la plus sûre depuis dix ans, 85 navires de grande taille (plus de 100 tpl) ont été perdus à travers le monde, constate le 4e rapport annuel d’Allianz Global Corporate & Specialty SE (AGCS). Il y en avait 88 en 2014.

Plus d’un quart du total des pertes s’est produit en Chine méridionale, en Indochine, en Indonésie et aux Philippines (22 navires). Contrairement aux autres régions, on y recense davantage de pertes d’une année sur l’autre.

Plus de 60 % des pertes mondiales concernent des cargos et des navires de pêche.

En 2015, Allianz recense 2 867 accidents de transport maritime dans le monde (sinistres incluant les pertes totales), soit 4% de moins que l’an dernier. La Méditerranée orientale et la mer Noire restent les principaux points névralgiques (avec 484 sinistres).

« La tendance à la baisse des sinistres maritimes représente un signe encourageant, estime Allianz. Néanmoins, la faiblesse persistante de l’économie et des conditions de marché, la baisse des cours des matières premières et l’excédent de navires exercent une pression sur les coûts et remettent la sécurité en cause. »

Les enjeux économiques ne doivent surtout pas amener à remettre les questions de sécurité à plus tard, préviennent les experts d’AGCS, en témoigne par exemple l’affaire du Hoegh Osaka : à cause des pressions économiques, les sondes de ballast n’ont pas été remplacées et le navire s’est couché. Certains propriétaires de navires diminuent déjà la fréquence d’entretien, alors que d’autres mettent leurs navires au repos. « La remise en service de ces navires, sur un marché qui aura progressé sur le plan technologique, pourrait s’avérer difficile. Les procédures de mise hors service nécessitent une normalisation », affirme le capitaine Jarek Klimczak, consultant senior en risques maritimes chez AGCS.

Pression sur les conditions de travail

La pression des coûts peut impacter l’investissement pour l’entretien des navires mais également les conditions de travail de l’équipage, la sécurité des navires de passagers et les capacités de sauvetage.

Ces dix dernières années, AGCS a constaté un accroissement des demandes d’indemnisation liées à la fatigue. Avec un équipage souvent réduit au minimum, et une prévision de manque de personnel dans le secteur, la prolongation du temps de travail pourrait aggraver ce problème, avec aussi des insuffisances en matière de formation, notamment en navigation électronique.

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