Accueil du site
Coordination marée noire



envoyer l'article par mail envoyer par mail  [où ?]   [imprimer cet article]    Article précédent   

    Naufrage à Faux Cap – Pollution dans un sanctuaire d’espèces endémiques faux cap

info Coordination marée noire
vendredi 25 mars 2016
statut de l'article : public
citations de l'article provenant de : L’Express Mada


Un rapport des autorités malgaches sur l’échouage du navire panaméen MV New Mykonos, signale une sédimentation de poussière de charbon de terre dans ce site à fort taux d’endémicité de faune et de flore marines.

Sort incertain pour les près de trois mille espèces de faune et de flore marines, répertoriées dans la zone d’échouage du gros-porteur panaméen MV New Mykonos. Transportant à son bord 160 000 tonnes de charbon de terre, ce navire, dont la proue s’est brisée lors d’un violent impact avec un monticule sablonneux, depuis son naufrage le 29 février, laisse échapper des particules de houille.
« Les recherches effectuées, jusqu’ici, ne nous permettent pas de préciser les impacts écologiques négatifs. Tout dépendrait du type d’écosystème auquel on a affaire. Si on est en milieu récifal corallien, il est évident que la sédimentation de plusieurs milliers de tonnes de charbon au fond, va colmater les polypes des coraux et il va y avoir de l’étouffement, donc la mort certaine pour les colonies coralliennes et les faunes sessiles associées. En outre le problème de luminosité n’est pas à négliger pour les organismes photopiles que sont les coraux qui ont besoin de lumière pour faire la photosynthèse », souligne un rapport établi par les techniciens de l’Organe de lutte contre l’événement de pollution marine par les hydrocarbures (OLEP), rattaché au ministère de l’Environnement, de l’Écologie, de la Mer et des Forêts.
Une expédition scientifique préliminaire menée en 2008, a permis en 2010 de déceler une réserve marine très riche, dont l’endémicité des espèces qui s’y trouvent, est très marquée. Cette expédition, baptisée Atimo Vatae, dirigée par le professeur Philippe Bouchet du Musée national d’histoire naturelle de Paris, a même permis en juin 2010 de faire d’étonnantes découvertes sur l’existence d’espèces qui ne sont pas encore répertoriées, et qui n’ont même pas encore de nom scientifique.

Refuge climatique

Sur les côtes des régions Anosy et Androy, l’expédition a permis d’inventorier cinq cents espèces d’algues marines ainsi que des plantes carnivores pour lesquelles une centaine de nouvelles espèces ont été découvertes. Pour ce qui est des invertébrés, entre mille deux cents et mille cinq cents espèces de mollusques, plus de sept cent cinquante espèces de crustacés décapodes, outre un peu plus de deux cent cinquante-trois espèces de poissons, ont été répertoriés. La richesse en faune et en flore de cette zone subtropicale s’explique par un flux de transport larvaires entre la côte est de l’Afrique du Sud et le Sud-Est de Madagascar, selon une étude faite par Study About the Connectivity of the South-East Madagascar and the East CCoast of South Africa (SAAMBR/SROV).
Cette haute productivité des eaux, fait des mers de la Pointe Sud de Madagascar, un refuge climatique où les mégafaunes marine migratrices à l’instar des baleines se ressourcent et SE reproduisent, de même que les oiseaux marins. Plus résiliente à l’augmentation de la tempé­rature causée par le changement climatique, du fait que la température optimale de la biodiversité marine, en milieu tropical est de 25°c, alors qu’elle stagne entre 21 et 22°C dans ces mers du Sud de la Grande Île, cette zone est un refuge climatique qui pourrait bien être la future zone de migration de la biodiversité marine à Mada­gascar.
Les techniciens s’attèlent actuellement à l’enlèvement de ce vraquier panaméen, long de 280 mètres,

...




voir l'article complet -->>>

 

 


Locations of visitors to this page