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   Déchets électroniques : produits polluants délocalisés

info Coordination marée noire
jeudi 2 novembre 2006
statut de l'article : public
citations de l'article provenant de : Le Monde


Quand il commence un exposé sur les exportations illégales de déchets électriques et électroniques, Jim Puckett commence toujours par poser les deux mêmes questions. "Combien de personnes dans cette salle possèdent un ordinateur et un téléphone portable ?", interroge le responsable de l’ONG américaine Basel Action Network (BAN). Presque toutes les mains se lèvent. Il poursuit : "Et combien ont changé de modèle dans les trois dernières années et mis l’ancien à la poubelle ?" A nouveau, les mains se lèvent. Or ces appareils finissent, en quantités très importantes, en Asie ou en Afrique.

Quelques affaires retentissantes, comme l’exportation controversée du Clemenceau vers l’Inde, ou le déchargement de substances toxiques en Côte d’Ivoire par le navire Probo-Koala, ont récemment mis en lumière le transit de déchets dangereux des zones riches vers les pays en développement. Mais nous y envoyons aussi nos vieux frigos, téléphones, télévisions, écrans ou imprimantes...

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Comment juguler ce trafic ? Au départ des Etats-Unis, les exportations sont légales, puisque ce pays n’a pas ratifié la convention de Bâle, qui soumet les exportations de déchets dangereux à de strictes conditions, voire interdit complètement certains transferts. En revanche, l’Europe l’a ratifiée. Encore faut-il la faire respecter. Aujourd’hui, en dehors du Seaport Project, le contenu des conteneurs exportés n’est pas souvent vérifié. Les services des douanes sont surtout attentifs à ce qui entre en Europe, moins à ce qui sort. De plus, les DEEE sont souvent exportés en tant que matériels réutilisables ou recyclables, ce qui leur permet d’échapper à la réglementation.

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Repérer les expéditeurs est une tâche complexe. "Quand on tente de remonter jusqu’au propriétaire des cargaisons, on tombe sur des sociétés écrans, expliquent les enquêteurs de l’Oclaesp. Concrètement, c’est au moment de la collecte que les problèmes peuvent apparaître. Certains intermédiaires se font payer pour récupérer les DEEE auprès des entreprises ou des collectivités, et au lieu de les envoyer au recyclage ou à l’élimination, ce qui a un coût, ils les vendent en Asie ou Afrique", explique M. Thomas. Sur de gros volumes, l’activité peut être lucrative. C’est une délinquance à peu de risques, compte tenu de la faiblesse des contrôles et des peines encourues.

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