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Coordination marée noire




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Procès de l’Erika - TGI - Audience du 13 mars

   Chronologie du 11 décembre 1999 jusqu’à 15 h - les messages de l’Erika

Coordination mardi 13 mars 2007


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résumé succinct :

L’Erika fait route vers l’Espagne dans une mer très forte ; Il roule, tangue. Trois membres de l’équipage sont malades depuis Dunquerque. Le capitaine constate une gite tribord anormale vers 13h. Craignant de chavirer, un message automatique de détresse est lancé à 14h 08. Ce message est reçu par le CROSS Etel qui adresse sur le même canal une demande de confirmation à 14h11 (90% des messages de détresse automatiques sont le résultat d’une fausse manipulation).

Trois navires proches entendent cet appel : le Nautik, le Sea Crusader et le navire militaire Fort George.

A 14h 18, l’Erika fait demi-tour et réduit sa vitesse ; effet positif immédiat mais constat de fissures sur le pont et de fuites internes.
14h34 : l’Erika envoi un deuxième message au CROSS Etel : "pas besoin d’assistance immédiate" et "retour vers le CROSS après évaluation de la situation".
La demande d’assistance immédiate étant levée, le Cross Etel juge cependant utile d’informer le COM à Brest à 14h38.

Le commandant Mathur, voulant envoyer un message à M Pollara et n’y réussissant pas, demande au Nautik de le faire ; le Nautik n’y arrivant pas non plus, c’est finalement le Sea Crusader qui y parvient à 14h42 : "mer très forte, perte de fuel sur l’avant, gite importante, possible problème de structure". Information bien plus alarmante que celle donnée au Cross...

Dans un échange radio avec le Fort George, à 14h53, enregistré par le Cross Corsen, K Mathur reparle des fissures, déclare avoir corrigé la gîte et avoir la situation sous contrôle. Il transforme son message de détresse en message de sécurité. La communication étant très mauvaise, le Cross Corsen n’aurait pas entendu la partie sur les fissures. Le Cross Etel n’a rien entendu.

Le Tribunal examine les différentes déclarations du commandant Mathur et des autres membres de l’équipage concernant les fissures. Les déclarations sont concordantes et confirment l’existence de fissures mais la question de leur localisation est très discutée. Pour certains (Antonio Pollara par exemple), les fissures sont à l’avant ; pour d’autres (certains experts notamment), les fissures sont à l’arrière, à l’endroit concerné par les travaux de Bijela.

Un incident : le Président s’étonne du fait que les avocats de l’assureur soient venus interroger les membres de l’équipage à Brest, et que, alors qu’une commission rogatoire leur demandait de rester en France pour être interrogés sur les faits dans le cadre de l’instruction, cet équipage ait quitté le territoire français dès le 16 décembre. M Pollara se justifie : il n’aurait pas été informé de cette exigence, et d’autre part, l’équipage a subi une garde à vue pénible, sans pouvoir ni manger ni dormir pendant 48 heures. Il revient également sur les conditions de sa propre garde à vue où il aurait également été maltraité. « Il y avait un climat révolutionnaire et il fallait couper des têtes... ». « Ce climat a perduré, et nous verrons maintenant quelles têtes nous couperons ! ».
Le Président lui répond qu’en effet, « c’est l’habitude du Tribunal de couper des têtes ! » avant de le rappeler à l’ordre : « vous êtes très limite Monsieur Pollara ».

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Voir aussi par d’autres parties civiles :

- Vigipol (pdf)
- proces-erika.org (Régions)
- Blog de Me Faro
- LPO, Me Kelidjian (pdf)
- Robin des Bois (pdf)



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