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   Erika : le tribunal se demande comment chiffrer le "préjudice écologique"

info Coordination marée noire
mercredi 25 avril 2007
statut de l'article : public
citations de l'article provenant de : Yahoo


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Le tribunal correctionnel de Paris s’est demandé mercredi comment chiffrer les dommages écologiques causés par le naufrage de l’Erika, un calcul complexe l’amenant à se pencher sur la "nationalité" des espèces migratrices ou les nuisances aux ramasseurs de coquillages. Par-delà les indemnisations des pêcheurs et des professionnels du tourisme pour leur manque à gagner, ou le remboursement des sommes investies pour lutter contre la marée noire, les régions touchées revendiquent un "préjudice écologique".

Cette notion, qui englobe à la fois les atteintes à un "patrimoine naturel", mais aussi la détérioration des rapports entre l’homme et la nature, reste difficile à quantifier.

"Comment l’évaluer ?", s’interroge le président Jean-Baptiste Parlos. "Toute la difficulté est là", répond Jean-Pierre Beurier, professeur de droit maritime.

Pour autant, dit-il, la justice reconnaît au moins "le remboursement des frais engagés pour remettre en état la nature". Lors de la réalisation du TGV Atlantique, dit-il, France Rail a été contraint de construire des mares en nombre équivalent à celles qui avaient été détruites, pour assurer la reproduction des batraciens.

Après le naufrage de l’Amoco Cadiz en 1978, l’achat de couples de macareux moines en Ecosse pour repeupler les côtes françaises a été remboursé.

"Mais peut-on dire que les oiseaux et les poissons migrateurs font partie du patrimoine national ?", s’insurge un défenseur du Rina, la société de classification italienne de l’Erika.

"On ne peut pas mettre un drapeau sur la queue de chaque poisson !, répond l’expert. Prenons les guillemots, qui ont payé un lourd tribut, tous ceux morts dans les eaux françaises appartenaient au patrimoine français".

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