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Jo Kergueris, président du conseil général et sénateur (UDF-MoDem) du Morbihan

   Jo Kergueris : pourquoi Total ne doit pas faire appel

info Coordination marée noire
vendredi 18 janvier 2008
statut de l'article : public
citations de l'article provenant de : Le Figaro


Suite au jugement rendu par le tribunal correctionnel de Paris, qui condamne Total à verser solidairement avec les autres accusés 192 millions d’euros de dommages-intérêts aux parties civiles dans l’affaire de l’Erika, l’avocat du géant pétrolier conseille à son client de faire appel. Je pense au contraire que tous ont intérêt à s’en tenir à ce jugement, la simple justice d’abord, les collectivités territoriales ensuite, la population littorale aussi, Total enfin !

La simple justice tout d’abord. La catastrophe s’est produite il y a plus de huit ans ; le débat judiciaire dure depuis autant de temps. Ce fut une bataille procédurale longue et coûteuse qu’il semble inutile de prolonger aujourd’hui. Après un procès fleuve, la justice a tranché. Elle a surtout retenu, pour la première fois, le principe de préjudice écologique et pour l’avenir, cela est important. Quel intérêt présente, du point de vue de la simple justice, une nouvelle bataille permettant de le remettre en cause ?

Les collectivités territoriales ensuite. N’est-il pas temps que les dossiers se referment une fois pour toutes ? Les services ont été mobilisés depuis le tout premier jour du drame pour faire valoir les droits des collectivités dans cette affaire. Les juges ont su indemniser de façon équilibrée communes, départements et régions. Qui peut aujourd’hui remettre sérieusement en cause la nature et l’ampleur des préjudices qu’elles ont effectivement subis ?

Les populations aussi. Le désastre écologique que nous avons vécu a profondément et considérablement blessé les populations littorales, affectées jusque dans leur chair. Un élan de solidarité s’est naturellement créé suscitant des chaînes de bénévoles immenses et spontanées ; c’était l’union sacrée à la mesure du traumatisme subi. Huit ans après, ces plaies se sont refermées. Convient-il de les rouvrir ?

Total enfin. J’ai longtemps déploré le caractère détestable des relations qui furent les nôtres, en 1999, après le naufrage de l’Erika. Nous avions le sentiment et tout montrait que ce n’était pas qu’un sentiment que les responsables du groupe n’avaient pour nous, élus, que peu de considération. Cette grande compagnie française donnait alors une image en tous points regrettable. Avec le temps, les choses ont changé. La décision de Total d’intervenir pour nous aider à effacer les conséquences de la catastrophe a permis que se réinstallent entre les uns et les autres des rapports de confiance. Faire appel aujourd’hui conduira vraisemblablement à anéantir tout cela. N’est-ce pas là aller à l’encontre des intérêts d’un des fleurons de notre industrie.

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