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Coordination marée noire



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Il y a 30 ans, l’Amoco

   1978. L’Amoco-Cadiz défigure les côtes bretonnes

info Coordination marée noire
vendredi 14 mars 2008
statut de l'article : public
citations de l'article provenant de : Le Télégramme


Le drame se noue en quelques heures, au cours d’une journée furieuse, puis par une nuit d’encre. Il déferle une de ces tempêtes que seule la péninsule bretonne essuie, à l’équinoxe. Dans l’après-midi du 16 mars 1978 un énorme tanker termine de remonter la façade Atlantique. Il doit doubler Ouessant avant de s’engouffrer dans la Manche, cap sur Rotterdam. A bord, depuis plusieurs heures déjà, tout va très très mal. Ce navire ? Amoco-Cadiz : construit en Espagne, portant pavillon libérien, propriété d’Amoco Transport, opérant sous couvert de la très puissante Standard Oil de Chicago. Dans les cuves du monstre, 221.000 tonnes de pétrole brut, redoutable cargaison par les temps qui courent. A la passerelle, le commandant Bardari, Italien de nationalité, comme les tous les membres de son équipage. Le scénario catastrophe est enclenché.

Cet après midi là "Amoco-Cadiz" navigue en avarie de barre.
Livré aux folies d’une épouvantable tourmente, le commandant Bardari ne réussit plus à tenir un cap. Lui reste un dernier recours, appeler au secours. Il s’adresse au remorqueur allemand "Pacific". De longues tractations sur le prix de l’assistance vont considérablement retarder l’intervention. Tellement, que lorsque le "Pacific" lui passe une remorque l’Amoco-Cadiz dérive implacablement dans le Nord-Ouest d’Ouessant. Incapable de retenir la masse propulsée par la tempête, le câble casse. Puis un autre et un troisième. Dès lors le remorqueur ne peut plus rien pour dévier le tanker engagé sur sa mortelle trajectoire.

Apocalypse...
Avant 22 heures "Amoco-Cadiz" s’éventre, à moins de deux kilomètres de la côte, sur le rocher de Men Goulven, au nord du petit port de Portsall, commune de Ploudalmézeau. Bien avant que les fusées rouges ne signalent la détresse ultime de l’équipage, Jules Legendre, adjoint spécial de Portsall, a pris la pleine mesure de la catastrophe en cours. Plus de vingt ans de navigation au pétrole l’autorisent à présumer du pire. "Le pays est ruiné, c’est l’apocalypse" hurle-t-il au téléphone. A l’autre bout du fil : Alphonse Arzel, maire de Ploudalmézeau. Candidat aux législatives il disputera le second tour dans trois jours. Pour la première fois depuis trois semaines, il se repose d’une campagne qui lui a fait enchaîner 65 réunions. Le voilà cependant bientôt campé sur le port, chaudement habillé, tirant nerveusement sur la pipe dont il ne se défait jamais.

...

voir des documents sur le site de la Cinémathèque de Bretagne




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