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   « Prestige » : le conseil général de la Vendée a engagé mercredi une procédure en responsabilité contre l’Etat espagnol

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« Prestige » : le conseil général de la Vendée a engagé mercredi une procédure en responsabilité contre l’Etat espagnol

20 novembre 2003

Le conseil général de la Vendée a engagé mercredi une procédure en responsabilité contre l’Etat espagnol et s’est constitué partie civile dans la procédure pénale instruite en Galice à la suite du naufrage du Prestige, a-t-on appris auprès de l’avocat du Conseil général. Philippe de Villiers (Mouvement pour la France - MPF), qui a engagé cette action en tant que président du conseil général de la Vendée, "souhaite que L’Etat espagnol soit condamné à compléter les indemnisations très insuffisantes offertes par le Fipol (fonds international d’indemnisation des dommages dus à la pollution par les hydrocarbures)", explique Me Alexandre Varaut, dans un communiqué.
"L’avocat espagnol en charge des intérêt du département de la Vendée, Me Nadal, en liaison avec son confrère en charge du dossier français, Me Varaut, devra mettre l’accent sur le refus des autorités maritimes espagnoles de laisser le bateau s’abriter dans un port et sur l’obligation qui a été faite au navire de mener pendant plusieurs jours une route qui exposait son flan tribord avarié à la plus forte houle", ajoute le communiqué. Philippe de Villiers avait révélé le 12 novembre dernier que selon un rapport d’expertise, entre le 15 et le 19 novembre 2002, date de son naufrage, le navire a été remorqué "dans une mer très forte (...) suivant des routes qui exposèrent le Prestige volontairement sur le flanc tribord", ce qui aurait conduit à la rupture de sa coque.
Selon ce rapport rédigé par l’expert judiciaire Jean-Louis Guibert à la suite d’une information judiciaire ouverte le 2 janvier 2003 par le juge brestois Bernard Simier, Madrid a également empêché les sauveteurs d’opérer à bord du navire jusqu’à ce qu’ils s’engagent "par écrit" à le remorquer en haute mer, "alors que le bon sens commandait de le remorquer dans le port de La Corogne", avait-il expliqué.
Les 14 et 15 novembre 2002, une équipe de sauvetage envoyée par l’assureur du Prestige a été empêchée de monter à bord par les autorités espagnoles "pendant 24 heures", soit "tant qu’ils n’auraient pas pris, par écrit, l’engagement de tenir le bateau éloigné de plus de 120 milles du littoral espagnol", avait précisé M. de Villiers, citant le rapport.



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