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Coordination marée noire



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Spécialisée dans la recherche d’épaves, la société américaine Odyssey a déclenché une tempête en annonçant la découverte du vaisseau britannique « HMS Victory », coulé en 1744

   Pilleurs d’écume

info Coordination marée noire
vendredi 6 février 2009
statut de l'article : public
citations de l'article provenant de : Le Temps


Le 5 octobre 1744, dans la brume de l’aube, l’escouade britannique revenue du Portugal voit son navire amiral disparaître dans les vagues après une nuit de tempête au large des îles anglo-normandes. Près de 880 marins et une centaine d’auxiliaires périrent dans le naufrage du Victory, qui fut un immense traumatisme pour le Royaume-Uni. Lundi, la société américaine Odyssey a annoncé à Londres avoir retrouvé, hors les eaux territoriales, l’épave dont elle a déjà extrait deux canons. Et dont elle attend le plus important trésor jamais découvert. Le gouvernement britannique a aussitôt réagi en réaffirmant sa « souveraineté » sur ces restes. Mercredi, suite aux déclarations de la compagnie, qui assurait avoir agi en « étroite collaboration » avec les autorités, un porte-parole du Ministère de la défense nous a déclaré : « Il faut être clair : ce bateau nous appartient, et cette firme n’a aucun contrat autorisant une fouille. » Outre qu’il a été trouvé sur le plateau continental, un bâtiment militaire reste toujours la propriété de son Etat, quel que soit le lieu où il a échoué.

Le sujet est d’autant plus brûlant qu’Odyssey est responsable du scandale du Black Swan (lire ci-contre). Et que la convention de l’Unesco de « protection du patrimoine culturel subaquatique », qui proscrit « toute exploitation commerciale » de ces témoignages de l’Histoire, vient d’entrer en vigueur. En valeur, la découverte du Victory pourrait surpasser celle du Black Swan. Si l’on en croit un récit publié un mois après le naufrage par une gazette d’Amsterdam, le trois-mâts, outre ses prises de guerre, emportait « une somme de 400 000 livres ramenée de Lisbonne pour nos marchands ». Soit quatre tonnes d’or en monnaies portugaises, valant 750 millions d’euros…

A 74 ans, on avait tiré l’amiral John Balchin de sa retraite pour dégager un convoi bloqué par les Français dans l’estuaire du Tage. Mais il était courant de confier des cargaisons de valeur à des navires militaires sur le retour. Pour le moment cependant, aucune pièce n’a été trouvée, selon le découvreur, si bien que cette nouvelle pourrait encore allonger la (longue) liste des fausses infos de presse.

En revanche, les deux canons en bronze, désormais à Portsmouth sous bonne garde de la marine, confirment l’identification. On y voit les poignées en forme de dauphin qui étaient spécifiques au Victory, ainsi que les armes des rois George Ier et George II. L’un d’eux pèse quatre tonnes, unique exemplaire d’un tel monstre ramené sur la terre ferme. La frégate avait une puissance de feu inégalée : cent canons répartis sur les trois ponts, dont 28 capables d’envoyer des boulets de 42 livres (19 kg). Selon les rapports d’Odyssey, 41 canons, et des ossements, sont visibles sur le sable, à une centaine de mètres de profondeur. Apparemment, le site est pollué par les ordures mais surtout endommagé par les filets draguant des pêcheurs. « Pour sauver ces témoignages, il faut absolument les sortir de là », a plaidé un archéologue lié au projet.

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