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  Colloque nord-africain sur la sécurité portuaire

    jeudi 19 décembre 2002


Les effets dévastateurs du naufrage du pétrolier Prestige au large des côtes galiciennes en Espagne ont suscité une véritable psychose autour des problèmes liés à la sécurité portuaire et à la pollution marine.

Depuis, le Maroc qui se sent, de sa part, très concerné par ces problèmes, étant donné l’étendue de son littoral et sa position géographique, s’est montré très éveillé face à cette situation. Sa dernière réaction en la matière a porté sur la mise sur pied d’un plan national d’urgence pour assurer la sécurité des ports face au transit des produits dangereux ou inflammables, a indiqué, au début de la semaine, le ministre de l’Equipement et du transport, Karim Ghellab, dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général du ministère du Transport, à l’ouverture, lundi à Casablanca, d’un colloque nord-africain sur la sécurité portuaire.

Organisées conjointement par l’Office d’Exploitation des ports (ODEP) et l’Union des administrations portuaires du Nord de l’Afrique (UAPNA), ces journées d’étude se poursuivront jusqu’à vendredi.

Le gouvernement marocain "a acquis le matériel nécessaire pour faire face aux situations d’urgence", a précisé M. Ghellab, qui a appelé à plus de vigilance dans les ports qui connaissent en permanence le transit de produits dangereux et inflammables et qui peuvent être à l’origine d’incendies et de pollution. Il a également averti contre l’impact éventuel de ces risques sur les secteurs économique, social, et environnemental et les dangers qui menacent les installations, les équipements portuaires et les vies humaines.

Animées par des experts aussi bien nationaux qu’internationaux, venant de France et des pays membres de l’UAPNA : Maroc, Mauritanie, Algérie, Tunisie, Libye, Egypte et Soudan, ces journées portent sur diverses questions liées à l’identification, l’évolution et le traitement des risques portuaires. Elles abordent également des aspects relatifs aux plans d’urgences nationaux et sous-régionaux, le traitement des produits dangereux et la lutte contre la pollution marine accidentelle par les hydrocarbures.

La première séance a déjà donné lieu à certaines recommandations. Il s’agit surtout de la nécessité de soumettre chaque navire, avant son entrée au port, à une déclaration préalable concernant la nature, l’origine, la destination de la cargaison, une visite de sécurité d’un officier de port avant le début des opérations commerciales, le signalement éventuel aux affaires maritimes de tout navire en mauvais état, l’obligation d’avoir, dans tous les ports, des moyens d’extinction suffisamment importants pour pouvoir intervenir rapidement et la présence de chimistes agréés, au sein de chaque port.

Rappelons qu’après le naufrage du pétrolier Prestige au large de la Galice, le Maroc avait annoncé sa décision de contrôler tous les navires monocoques de plus de 15 ans d’âge transitant dans ses eaux territoriales ou transportant des matières constituant un risque pour l’environnement marin, en les soumettant à déclaration préalable. Le communiqué du ministère de l’Equipement et du transport qui avait annoncé cette décision avait précisé que "le gouvernement de S.M. le Roi Mohammed VI, conscient qu’il est des dangers que présente le transport mondial par mer de substances nocives et potentiellement dangereuses ainsi que des conséquences néfastes et des dommages multiples causés par certains navires transportant ces substances, a pris bonne note de la déclaration conjointe adoptée à ce sujet lors du sommet franco-espagnol qui a lieu à Malaga le 26 novembre 2002.

Le Matin du 18/12/02